26-27 OCTOBRE 2017 - Conférence - L'extraction des ressources et les droits humains des femmes et des filles

Logos Partenaires - Resource Extraction and the Human Rights of Women and Girls

L'EXTRACTION DES RESSOURCES ET LES DROITS HUMAINS DES FEMMES ET DES FILLES

Conférence

Jeudi le 26 et vendredi le 27 octobre 2017
University d'Ottawa
Pavillon des diplômés Alex-Trebek
(157, Séraphin-Marion, uOttawa)

Sur invitation seulement
Les personnes intéressées peuvent communiquer avec Annika Weikinnis à aweik048@uOttawa.ca.


La réglementation des entreprises transnationales impliquées dans l’extraction des ressources visant à empêcher les violations des droits humains dont elles sont la cause, et à y remédier, fait l’objet de débats et de d’activisme depuis ces dernières années. Ce débat public est surtout axé sur l'élaboration de mécanismes et de politiques « non juridiques » tandis que, dans certains ressorts, les gouvernements ont modifié les lois applicables à l’exploitation minière, pétrolière et gazière afin de traiter des problèmes de droits de la personne. Les répercussions de l’exploitation minière, pétrolière et gazière à grande échelle sur la vie des femmes et des filles ont cependant été laissées de côté. Au niveau mondial, malgré la reconnaissance et l’enchâssement des droits des femmes et des filles en droit international et l’engagement des entreprises à respecter les droits de la personne dans leur ensemble, la plupart des lois nationales et des normes internationales prévoyant des conseils et directives à l’intention des sociétés extractives n’y intègrent jusqu’à ce jour aucune perspective sexospécifique. 

La relation entre les femmes et les filles et l’extraction des ressources naturelles est complexe. L’exploitation minière, pétrolière et gazière à grande échelle est profondément genrée et éminemment masculine. Et pourtant, un nombre croissant de femmes travaillent au sein ou pour des industries extractives, que ce soit à titre de cadres, d’employées, d’avocates, d’associées, de partenaires commerciales ou encore à la tête d’exploitations minières artisanales ou de petite taille. Il arrive cependant que d’autres femmes, vivant dans des communautés affectées par l’extraction de ressources, manifestent leur opposition à l’exploitation minière, pétrolière et gazière. Les préjudices sexospécifiques liés à l’extraction des ressources comprennent la violence fondée sur le sexe, perpétrée par les forces de l’ordre ou exacerbée par les répercussions générales de l’extraction des ressources, notamment l’afflux de travailleurs de sexe masculin ; le déplacement et la perte de moyens de subsistance locaux qui nuisent gravement à la qualité de la vie ; et la contamination des terres, de l’eau et de la faune sauvage qui entraînent des effets néfastes sur la santé des femmes. Quel que soit l’un ou l’autre des deux scénarios – le travail lié à l’extraction des ressources et les conséquences de l’extraction des ressources – bon nombre de femmes subissent de la discrimination et l’expérience des filles présente un double désavantage dû à leur genre et à leur âge. Lorsqu’un conflit armé est financé par l’extraction des ressources, les femmes et les filles souffrent d’un état de vulnérabilité accrue. Les femmes et les filles autochtones doivent quant à elles affronter des fardeaux à la fois plus lourds et plus spécifiques. Bien que les expériences des femmes et des filles affectées par l’extraction des ressources varient selon le pays et le contexte dans lesquels l’extraction a lieu, de telles entreprises risquent d’exacerber des problèmes existants de discrimination et de violence fondées sur le sexe. 

Cette conférence sur « L’extraction des ressources et les droits humains des femmes et des filles », organisée par Penelope Simons (Faculté de droit - Section de Common Law, Université d'Ottawa) et Sara Seck (Schulich School of Law, Dalhousie University), réunira un groupe de chercheuses et chercheurs aussi bien éminents qu’émergents ainsi que des experts de la société civile en provenance du monde entier. Les participantes et participantséchangeront au sujet de leurs connaissances et recherches sur ces questions et réfléchiront ensemble sur la meilleure manière d’intégrer une perspective sexospécifique aux lois, politiques et normes, tant internationales que nationales qui régissent les sociétés extractives canadiennes et mondiales et ce, afin de garantir que leurs pratiques respectent les droits des femmes et des filles et, si possible, renforcent leur pouvoir. Cette conférence posera les jalons d’un projet de recherche concerté sur ce sujet. Elle sera suivie d’une réunion sur les politiques d’une demi-journée, le 28 octobre 2017, avec des représentants de l’industrie et du gouvernement et des experts de la société civile. 

Cette conférence est coparrainée par le Conseil de recherches en sciences humaines, l’International Law Research Program (ILRP) au Centre pour l'innovation dans la gouvernance internationale, la Schulich School of Law à l'Université Dalhousie, le Partenariat canadien pour la justice internationale et le Centre de recherche et d'enseignement sur les droits de la personne de la Faculté de droit, Section de common law et le Groupe de recherche interdisciplinaire sur les territoires de l'extractivisme à l’Université d’Ottawa.

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