10 MAI 2019 - Table ronde sur la mise en œuvre des Principes d'Abidjan sur les obligations de l'État à l'égard des acteurs privés de l'éducation

Table ronde sur la mise en œuvre des Principes d'Abidjan sur les obligations de l'État à l'égard des acteurs privés de l'éducation

Vendredi le 10 mai 2019
13 h à 15 h
Pavillon des sciences sociales | FSS4006
(120, Université Privée, uOttawa)

Tous et toutes sont bienvenu.e.s.
Pour plus de renseignement à propos de l'événement, veuillez communiquer avec Sarah French à sarah@gi-escr.org.


Contexte

Au cours des deux dernières décennies, on a assisté à une augmentation significative de l'ampleur et de la portée des acteurs non étatiques de l'éducation aux niveaux primaire et secondaire dans les pays en développement. Ces changements transforment rapidement les systèmes éducatifs. Un exemple en est la participation d'investisseurs privés, y compris des sociétés multinationales, à la mise en place de services éducatifs prétendument « à faible coût » pour les personnes les plus pauvres. Plusieurs rapports, résolutions et recommandations de l'ONU, ainsi que les observations de la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples ont suscité de vives inquiétudes quant à l'impact de la croissance rapide des écoles privées payantes. Le contenu de l'enseignement, la qualité, la ségrégation et les inégalités sociales sont autant de sujets de préoccupation. S'il n'est pas suivi et réglementé de manière adéquate, ce mouvement pourrait constituer un défi majeur pour la réalisation du droit à l'éducation et de l'objectif 4 du développement durable (ODD) et compromettre les progrès importants réalisés les années précédentes.

Dans ce contexte, un certain nombre de questions cruciales sont soulevées : Dans quelles circonstances la participation du secteur privé à l'éducation est-elle acceptable ? Dans quelles circonstances peut-elle porter atteinte aux droits de l'homme ? Quels mécanismes l'État doit-il mettre en place pour garantir que le droit des apprenants et des familles à l'éducation est protégé de manière adéquate ?

À cette fin, il est nécessaire de parvenir à une compréhension internationale consensuelle du cadre sur la base duquel cette évaluation doit être effectuée. Si le droit international des droits de l'homme peut combler cette lacune, le cadre juridique existant doit être clarifié et consolidé pour faciliter son utilisation en tant qu'instrument efficace de réglementation, de plaidoyer et de politique.

Depuis 2015, les acteurs de l'éducation s'emploient à élaborer des Principes directeurs relatifs aux droits de l'homme sur l'obligation des États de dispenser un enseignement public et de réglementer la participation du secteur privé à l'éducation (désormais connus sous le nom de « Principes d'Abidjan »). En février 2019, des experts se sont réunis lors d'une conférence en Côte d'Ivoire et ont adopté les Principes d'Abidjan après un processus consultatif de quatre ans. Ce texte historique fait le point sur le droit à l'éducation et fournit un nouveau point de référence pour aborder le rôle de l'État et des acteurs privés dans le domaine de l'éducation.

Ces principes se veulent opérationnels et adaptables à différents contextes et visent à fournir une base pour l'élaboration de politiques et à servir d'outil concret que les États et les autres parties prenantes peuvent utiliser. La table ronde fait partie d'une série d'événements visant à faire connaître les Principes d'Abidjan et à examiner comment ils peuvent être un outil efficace dans les milieux de l'éducation au Canada.

Programme

Président :

  • Professeur John Packer, Directeur, Centre de recherche et d'enseignement sur les droits de la personne, Université d'Ottawa

Présentateurs :

  • Sarah French, Chargée de campagne, Initiative mondiale pour les droits économiques, sociaux et culturels : exposer l'élaboration des Principes d'Abidjan
  • Magdalena Sepúlveda Carmona, Chercheuse associée principale, UNRISD, Institut de recherche des Nations Unies pour le développement social et ancienne Rapporteur spéciale des Nations Unies sur l'extrême pauvreté et les droits de l'homme : sur le contenu des Principes d'Abidjan et les pistes de mise en œuvre
  • Prachi Srivastava, Professeur agrégé (Éducation et développement international), titulaire de la chaire Études critiques sur les politiques, l'équité et le leadership ARC, Faculté d'éducation, Université Western Ontario et professeur auxiliaire, École de développement international et d'études mondiales, Université d'Ottawa : application des Principes d'Abidjan et implications pour la participation du secteur privé
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